Avec pas moins de 4 clubs placés dans le top 20 des meilleurs boites du monde, Londres est belle est bien le temple de la musique House. Quand Ibiza ferme ses portes, les dj’s se rassemblent outre-manche et préparent leur rentrée clubbing en Angleterre. Les plus grands comme « Steve Lawler », « Sven Väth », ou encore « Pete Tong » ont une résidence dans les mythiques clubs londoniens. Parmi eux, « The End », « Fabric » ou « Ministry Of Sound » sont régulièrement premiers dans le classement mondial des meilleurs clubs.
Il est tout de même stupéfiant d’observer cette suprématie de la musique anglaise sur le monde. Dans les années 1960, les « Beatles » ou autres « Rolling Stones » étaient déjà des stars internationales et le rock anglais a totalement submergé la concurrence. Non seulement à l’époque parce qu’on ne voyait qu’eux, mais surtout maintenant car « Satisfaction » et « Let it be » sont (quoiqu’on en pense) toujours d’actualité. Soit dit en passant et je m’arrêterai pour la partie pop/ rock, l’enthousiasme anglais des Trentes glorieuses a visiblement déteint sur les générations suivantes. Les « Arctic Monkeys » ou « The Hoosier » sont les dignes héritiers des années soixante.
Revenons à une musique disons plus électronique. Les Anglais n’ont cette fois-ci pas été les pionniers de ce domaine. Ce qu’on pourrait appeler techno est né à Détroit aux Etats-Unis. Ce genre nouveau a été inventé par trois fans de la musique électronique allemande représentée par « Kraftwerk », en l’occurrence « Juan Atkins », « Kevin Saunderson » et « Derrick May ».
Néanmoins ce mouvement des années 1980 ne tarde pas à s’installer en Angleterre notamment à Manchester ou un certains « Sasha » animera les soirées de la célèbre discothèque l’ « Haçienda » malheureusement détruite depuis 2002.
Néanmoins Londres n’est pas le seul pôle d’attraction pour des sorties outre-manche. Les clubs de Bristol qui ont lancé « Nick Warren », ceux de Newcastle ou encore de Leeds font partie du top 100 des meilleurs clubs mondiaux.
Il serait impoli en parlant de sorties de ne pas parler du public. Il faut avouer que les anglo-saxons ont par nature une réelle tolérance et une vraie culture de la fête en club. Ce qui facilite indéniablement l’avènement des anglais dans ce domaine.
En revanche cette masse ne facilite pas toujours l’accès aux soirées. Les queues peuvent parfois durer plus de 2H pour les gens qui n’ont pas réservé leur billet. A l’intérieur il faut savoir conserver sa place, même si la taille démesurée des discothèques permet tout de même de respirer.
La grande force des clubs anglais a été d’arriver à être rentable tout en conservant une logique artistique. Aucune des boîtes ne fait la course pour vendre un maximum de bouteilles, « c’est un club, pas un supermarché ». Peu de clubs français ont une réelle ligne de conduite, une sélection stable entre la musique plus pointue et le commercial. C’est ce qui fait la force des clubs anglais. Tous les concepts de soirées développés sont en accord avec l’état d’esprit général d’un lieu. Chacun à son identité propre et le public s’y rend en sachant ce qu’il trouvera.
Vous l’avez donc compris, il faut sans plus tarder faire un aller-retour chez nos amis anglais. Alors certes le temps y est exécrable, la nourriture très mauvaise, mais tant que le son est bon…
Liens utiles :
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